miércoles, 21 de mayo de 2014

Transidentités : au-delà de la division binaire homme/femme



Journée de projections-débats-rencontres à la Bourse du Travail de Saint-Denis le samedi 24 mai de 13h à 22h, organisée par la Dionyversité, université populaire de Saint-Denis.



A prix libre, avec repas ouvert à tous le soir.

Pari-T association auto support pour les PTVVIH
C’est dans le cadre de la Dionyversité, l’université populaire de Saint-Denis, que nous souhaitons informer, réfléchir et discuter des enjeux pour les personnes TranS' et Intersexes.
Nous avons donc contacté des militantEs de différentes associations TranS' et Intersexes, car, n’étant pas directement concernéEs par ces réalités, il nous semblait évident que la journée ne pouvait se faire qu’avec elleux.

Grâce aux films et à nos échanges mutuels, nous nous sommes renduEs compte que les réalités TranS' et Intersexes ne se limitent pas à un discours politique et intellectuel critique de la norme des gen- res et de la soi-disant binarité homme/femme.

C’est cette réflexion que nous souhaitons aujourd’hui partager aujourd’hui avec celleux qui le souhaitent.

Concrètement, les enjeux pour les TranS' et les Intersexes sont :

- la lutte contre la psychiatrisation et la pathologisation des transidentités et pour l’accès aux traitements,
- les enjeux autour du changement d’état civil,
- l’accès au travail, - la libre disposition des corps,
- la lutte contre les mutilations des enfants Intersexes, etc.

Autant de sujets qui seront abordés pendant les échanges et discussions que l’on construira ensemble au cours de cette journée, avec des militantEs, intervenantEs , réalisateurices et spect’acteurices.
Programme

- 13 h : présentation de la journée, des films et des intervenantEs
- 13h30 : « Vos papiers » puis débat.
- 15h15 : « Intersexion » puis débat.
- 17h15 : goûter.
- 17h45 : « L’ordre des mots », débat.
- 20 h : apéro.
- 20h30 – 21h30 : repas buffet convivial.

Durant la journée chaque projection sera suivie d’un débat avec différentes associations : OUTrans, Existrans, ABC, ainsi que des militantEs, réalisateurices, etc.
Projections

- « Vos papiers », 2013, France, 36 min. Documentaire de Bruce.

Ce film est une série de photomatons croisés où 7 garçons et filles trans par- lent de leur rapport à leurs papiers d’identité.
La forme rigide (protocole d’entretien, cadre serré fixe) reproduit celles des normes des papiers d’identité : cette tentative d’emprisonner les corps et les identités vole peu à peu en éclat et chaque personne nous offre bien plus de son identité que son simple état civil.
Vos papiers est un film qui donne la parole à ceux et celles que l’on n’écoute habituelle- ment pas.

C’est un film politique et pédagogique dans lequel l’humour tient une place importante pour ne pas céder aux représentations trop souvent pathologisantes et victimisantes des TranS' dans les médias.

En France, le changement d’état civil pour les personnes trans est encore trop souvent soumis à des conditions absurdes et qui nient le droit de toute personne à disposer de son corps libre- ment (expertises humiliantes, stérilisation obligatoire...).

La longueur du processus est en outre aberrante quand on sait ce que signifie, au quotidien, d’avoir à justifier d’un état civil qui ne cor- respond pas à son apparence : comment chercher un emploi, un appartement, voyager... dans ces conditions ?

Cette situation contribue en grande partie à la précarité des personnes TranS'.

Sortir ce film maintenant est une démarche importante : en plein cœur de l’agitation autour du mariage pour touTEs, il s’agit d’élargir le débat à des identités relativement invisibilisées, en l’occurrence les transidentités. Dans le contexte actuel, il s’agit de montrer que l’égalité ne s’arrête pas au mariage.

D’autres droits fondamentaux, comme la facilitation des changements d’état civil, nécessitent que nous luttions pour les obtenir.

sábado, 17 de mayo de 2014

Luttons tous ensemble contre la Transphobie !!!










Luttons tous ensemble contre la Transphobie !!!

Luttons tous ensemble contre la Transphobie !!!

Luttons tous ensemble contre la Transphobie !!!

Luttons tous ensemble contre la Transphobie !!!

Luttons tous ensemble contre la Transphobie !!!

Luttons tous ensemble contre la Transphobie !!!

Luttons tous ensemble contre la Transphobie !!!

Luttons tous ensemble contre la Transphobie !!!

Luttons tous ensemble contre la Transphobie !!!

17 de Mayo : Día Internacional de Lucha contra la Transfobia

viernes, 16 de mayo de 2014

La proposition de loi sur le changement d’état civil des trans’ attend «une niche libre»





Déposé le 11 décembre 2013 par la sénatrice écologiste Esther Benbassa, le texte a été présenté à la presse mercredi 14 mai, sans toutefois faire consensus auprès des associations trans'. Conçu comme une ébauche, il reste amendable.


Toutes les associations trans’ le rappellent: une loi sur le changement d’état civil est plus que nécessaire. Et vite. «Une loi pour le respect des personnes et des droits humains, soulève Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l’Inter-LGBT chargée des questions trans’, une loi simple, rapide et à moindre coût, sans conditions médicales, dépsychiatrisée et qui ne tient pas compte de l’âge».

Déposée par la sénatrice écologiste Esther Benbassa, en décembre 2013, la proposition de loi n°216 Protéger l’identité de genre a été présentée à la presse mercredi 14 mai au Sénat. Elle est portée «par tout le groupe écologiste», indique la sénatrice du Val-de-Marne, et vise à créer un cadre législatif pour la modification de la mention du sexe à l’état civil. «Ce texte, c’est le désir de trouver une solution rapide et de répondre à cette promesse de la ministre Najat Vallaud-Belkacem», ajoute Esther Benbassa.

«C’est la deuxième fois dans l’histoire qu’on présente une loi de cette sorte», souligne l’élue en référence à une proposition de loi du sénateur radical-socialiste Henri Cavaillet de 1982. «L’idée, c’est aussi d’ouvrir un débat au niveau politique sur des questions peu connues par les parlementaires», poursuit Philippe Colomb, coresponsable de la commission LGBT d’EELV, qui soutient la proposition de loi.

Oui, mais voilà: les dispositions de la proposition de loi, qui attend une niche parlementaire libre pour être discutée, ne font pas consensus auprès des associations trans’. Mi-avril déjà, l’Association nationale transgenre (ANT) s’était fendue d’un communiqué pour critiquer l’absence de concertation auprès des associations trans’. De virulentes critiques qui avaient fortement fâché la sénatrice écologiste, qui n’a de cesse de rappeler qu’elle fait partie des rares personnes «de bonne volonté» et qu’elle est «la seule à se battre».

UNE PROPOSITION DE LOI «PERFECTIBLE»?
Dans les grandes lignes, le texte se veut «un texte en droit constant qui respecte le Code civil», détaille Esther Benbassa. «Nous demandons le remplacement du terme identité sexuelle par identité de genre. La procédure sera celle prévue comme pour le changement de nom: c’est-à-dire une procédure administrative et non pas judiciaire», poursuit la sénatrice.
Source : Yagg

jueves, 15 de mayo de 2014

17 mai, journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie



Ce 17 mai, journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, est l’occasion pour la CGT de renouveler son engagement aux côtés des lesbiennes, gays, bisexuel-le-s et trans (LGBT).


Cette année, la journée est placée sous le thème de la Liberté d'expression et d'information. Ce droit est proclamé par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.
Pour les personnes LGBT cela comprend la liberté d’expression de l’identité ou de la personnalité au moyen du discours, de la conduite, de l’habillement, des caractéristiques physiques, du choix de nom…
Or, en France, le droit à l'expression de genre n’est pas pleinement garanti. Les personnes  transgenres n’obtiennent leur changement d’état civil qu’au prix d’un parcours dur et parfois humiliant.

L’obligation de passer par l’épreuve de la vie réelle (c’est-à-dire vivre dans le genre revendiqué mais avec les papiers du sexe assigné à la naissance) marginalise et exclut les personnes trans du marché du travail. Il est urgent et important de voter une loi claire et progressiste sur cette question !

Nous savons bien que la pression sociale agit comme une censure extrêmement puissante qui entrave la liberté des LGBT lorsqu'ils veulent s'exprimer dans de nombreux aspects fondamentaux de leur vie. Les personnes LGBT, restent pour beaucoup d'entre elles, « cachées » sur leur lieu de travail par peur de représailles ou d'impact sur le déroulement de leur carrière.
Ce droit à la liberté d’expression et d’information signifie également la liberté de rechercher, de recevoir et de transmettre des informations et des idées, notamment celles relatives aux droits humains, l’orientation sexuelle et l’identité de genre. En France, l’école, les médias, diverses institutions et les syndicats doivent continuer à faire le travail nécessaire aux déconstructions des idées reçues et des préjugées sur les LGBT.
Par ailleurs, depuis de longs mois déjà, des intégristes liés à des groupes d’extrême droite se battent contre les droits d’autres citoyens et de fait, contre notre démocratie puisqu’ils luttent contre la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité.
Enfin, les politiques d’austérité conduites par le gouvernement fragilisent les travailleurs, mettent à mal les solidarités et favorisent les discriminations. La CGT réaffirme que toutes les discriminations sont intolérables quels que soient leurs motifs. Elles divisent les travailleurs, portent atteinte à leur dignité.
Le combat pour l’égalité fait avancer des droits pour tou-te-s et c’est par l’engagement de chacun-e que nous le gagnerons. La CGT appelle les salariés à participer nombreux aux initiatives « Marche des Fiertés » organisées dans de nombreuses villes dans les prochaines semaines.