martes, 10 de septiembre de 2013

Transgenre : Un homme donne naissance à un bébé en Europe



Pour la première fois en Europe, un homme transgenre a accouché d’un bébé. Ce dernier est né le 18 mars dernier, mais sa naissance vient tout juste d’être officialisée. 





Un homme transgenre a donné naissance à un petit garçon, à Berlin. Il est le premier à accoucher d’un bébé en Europe. L’homme transgenre dont l’identité n’est pas connue, est en réalité né femme. Ce dernier avait décidé de conserver ses organes reproducteurs féminins et d’accoucher à domicile afin de ne pas être répertorié comme étant la « mère » du bébé, un fait légalement obligatoire en Allemagne.


La naissance du petit garçon qui a eu lieu le 18 mars dernier, vient tout juste d’être officialisée. Sur son acte de naissance, aucune mère n’est mentionnée, seul le nom de son père qui lui a donné naissance est inscrit. « La personne en question ne voulait pas apparaître en tant que mère, mais comme père sur le certificat de naissance, et cette demande a été honorée »,
 a déclaré un porte-parole des Affaires Intérieures de l’Administration du Sénat de Berlin à 7 sur 7.


Bien que l’homme transgenre ait demandé à ce que le sexe de son enfant ne soit pas dévoilé, les autorités allemandes ont révélé qu’il s’agissait d’un petit garçon. Par ailleurs, ces dernières envisagent de surveiller de très près cet enfant. En effet, en raison de sa conception particulière, elles craignent qu’il ne développe des problèmes psychologiques dans le futur.


S’il s’agit du premier cas d’homme transgenre donnant naissance à un enfant en Europe, ce n’est pas le cas dans le monde. Aux Etats-Unis, Thomas Beatie, également né femme, a déjà donné naissance à trois enfants. Légalement considéré comme un homme, il était marié depuis dix ans à une femme stérile. Suite à une insémination artificielle, Thomas Beatie, qui avait conservé ses organes sexuels féminins internes comme externes, a pu accoucher par voie naturelle d’un premier enfant en 2008. Il donnera ensuite naissance à deux autres bébés.

Source : Marie Claire
Par Dounia Malki


lunes, 9 de septiembre de 2013

Droits de l'Homme

 
 Des dizaines de couples de même sexe se sont embrassés dimanche devant l'ambassade de Russie à Paris pour dénoncer une loi russe "homophobe" et "régressive", promulguée fin juin par Vladimir Poutine.

viernes, 9 de agosto de 2013

Les hijras, un corps d'homme dans une âme de femme



Entre malédiction et bénédiction, elles inspirent tantôt la crainte, tantôt le respect, elles ne sont ni des hommes, ni des femmes… Ce sont des hijras. Rencontre avec la communauté de New Delhi, l’incarnation de toutes les transgressions de l’Inde.

La sensualité de son corps dans cette danse endiablée face au tambour, ses mains qui s’entremêlent, son écharpe rouge vif qui tourbillonne, et soudain une pose langoureuse avant de reprendre de plus belle sa transe… 

L’objet de tous les regards n’est pas une femme. Ni un homme. C’est une hijra. Et les frontières des genres se troublent en observant cet être danser poitrine en avant, en sari et à la mâchoire carrée.
«Elles ont un corps d’homme mais une âme féminine», résume Shashi Bushan, défenseur des LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transsexuels) à l’association Naz foundation, pour tenter de définir les centaines de milliers d’hijras vivant en Inde, dont plus de 20.000 à New Delhi, la capitale. Bienvenue dans un genre à part entière.

Plusieurs d’entre elles se réunissent chaque mercredi dans ce sous-sol de l’association décoré du sol au plafond, à Lajpat Nagar, un quartier central de New Delhi. On les remarque tout de suite parmi la vingtaine de gays venus eux aussi se retrouver: les hijras s’étalent par terre, rient fort… mais parlent peu.
Cette communauté taboue, composée de membres de toutes les catégories sociales, sait se protéger et faire planer un certain mystère autour d’elle. Ce flou qui entoure les hijras transparaît dès que l’on tente de traduire le mot en français: eunuque? transsexuel? ou encore travesti? 

Leur origine en Inde est tout aussi difficile à déterminer, la seule certitude est l’ancienneté de leur apparition. Inde mythologique ou invasion moghole (dès le VIIIe siècle après JC), les hijras elles-mêmes ont des avis divergents. Mais «les racines qu’elles choisissent révèlent la façon dont elles veulent s’inscrire dans la société pour se sentir légitimes», explique Emmanuelle Novello, anthropologue qui a vécu deux ans avec cette communauté de New Delhi.

«La pire vie pour un Indien»

Se sentir légitime est essentiel pour les hijras, dans une société cloisonnée où elles incarnent l’humiliation ultime: la transgression des genres. D’abord le doute s’installe chez les parents. Pendant leur enfance ou leur adolescence, ces garçons ou jeunes hommes, hétérosexuels ou non, sont surpris par leur famille, à plusieurs reprises, à préférer la compagnie des femmes (mère, sœurs, amies), à effectuer beaucoup de tâches ménagères. Voire à se maquiller, à être attiré sexuellement par les hommes. 

Par leur comportement, ils correspondent à la définition de la femme selon les codes indiens. Rester un homme tout en étant attiré par le fer à repasser et/ou un homme est inconcevable pour un Indien.
Pour l’entourage, plus aucun doute: ils sont passés de l’autre côté de la barrière, de l’autre côté du genre, ils sont des «presque-femmes», selon Emmanuelle Novello. 

Mais changer de genres, comme changer de caste, est inconcevable en Inde. Un Indien né brahmane (la plus haute caste) ou intouchable le reste toute sa vie. De la même manière, aucun changement de sexe et de genre n’est toléré dans les coutumes indiennes. 

Toute transgression est un déshonneur. D’autant plus qu’aucune hijra ne pourra atteindre la réussite selon les normes indiennes: le mariage et les enfants. Elles ne peuvent pas procréer puisqu’elles ne sont pas considérées comme des hommes et ne peuvent pas enfanter. Une minorité de ces jeunes hommes, dotés d’une malformation sexuelle, sont alors contraints de devenir hijra car ils ne peuvent pas avoir d’enfants. «C’est la pire vie qu’on puisse imaginer pour un Indien. Cette malédiction divine est une humiliation totale pour la famille», explique Shashi Bushan.

Voilà pourquoi les parents essaient d’abord de remettre leur fils «dans le droit chemin», celui qui lui était prédestiné selon elle: «Cette tentative de correction passe par des menaces, des mises à l’écart, des violences physiques et verbales», égrène l’anthropologue.

En cas d’échec, l’enfant ou le jeune homme est catalogué hijra. Aussi dure et humiliante soit-elle, c’est la seule existence possible. Le jeune homme est alors exclu du cercle familial. Il doit rejoindre alors un groupe de 10 à 30 hijras ou disciples (chelas) organisé autour d’un «chef» (naik) qui l’accueille par un rituel. Cette petite communauté devient sa belle-famille, l’hijra se marie à un époux fictif. 

Une fois intégré dans un groupe, les rapports avec la famille ne s’améliorent pas pour autant. Comme pour Tania, qui ne peut accéder au titre de propriété auquel elle a droit. Venue chercher de l’aide à la Naz Foundation, elle raconte son histoire péniblement, s’arrête, et soulève son T-shirt à l’effigie de Britney Spears pour dévoiler les coups qu’elle a reçus par des proches. Un cas fréquent pour Shashi Bushan.
En incarnant le malheur et la souffrance, les hijras se voient conférer des dons de bonheur par la société indienne, comme par compensation. 

Un homme, intimidé, vient d’ailleurs prier devant Muskah, un hijra massif aux yeux verts et à l’air hautain. Les domaines de prédilection pour cette communauté privée de fertilité: les naissances et les mariages. Durant la cérémonie du «toli», elles bénissent l’enfant ou le couple. Chaque groupe investit un territoire particulier de New Delhi dans lequel il est le seul à pouvoir y travailler. Les hijras se font payer «environ 5.000 roupies (76 euros) par mois», explique Jayal, une hijra au cheveux rouges et spécialisée dans les naissances, et peuvent mendier pour arrondir leur fin du mois. Mais gare à ceux qui refusent de leur donner de l’argent! Les hijras ont aussi un pouvoir de malédiction et peuvent jeter un mauvais sort: dans l’Etat du Bihar, elles sont d’ailleurs employées comme collecteurs d’impôts.
Leur insertion dans la société se limite à ce rôle socioreligieux. Au-delà, ce sont des parias. D’ailleurs, aucune des hijras qu’Emmanuelle Novello a rencontré n’a choisi cette condition.


Sexe et prostitution

Pour survivre dans ce carcan imposé par le conservatisme indien, les hijras tentent d’être heureuses malgré leur condition difficile. Certaines décident même de devenir pleinement femme et s’émasculent.
Dans la salle de la Naz Foundation, Payal et Muskah se mettent à s’insulter en farsi, leur propre code lexical, alors que l’ambiance était bonne enfant jusqu’alors... «Je suis une vraie hijra!», rugit Jayal aux cheveux ébouriffés par la colère, en claquant des mains de cette manière si particulière à sa communauté. Elle s’adresse à Muskah, plus grande qu’elle, qui la toise. Muskah est castrée, Payal non. D’où ce sentiment de supériorité. Une hiérarchie existe au sein des hijras: les hermaphrodites représentent la crème de la crème. Ensuite viennent les castrés, «dégoûtés par leurs organes génitaux et qui décident de couper leur pénis, leurs testicules et le scrotum», précise Shashi Bushan.
La plupart ne sont pourtant pas émasculés, pour ne pas se couper entièrement de leur famille ou pour continuer à mener une double vie. Mais toutes se considèrent comme des «hijras-nés», c’est-à-dire asexués. Seule l’apparence compte et personne ne viendra regarder sous leur sari. Affirmer être née hijra est une manière pour elles de rejeter cette transgression des genres pendant leur enfance, qui leur a valu l’opprobre de la famille et de la société.
La sexualité est omniprésente et visible chez les hijras, notamment dans les tolis. «Elles vont mettre la tête du marié dans leur décolleté par exemple, mais cette séduction évoque la fertilité dans la société indienne. Elles révèlent leur puissance sur le bonheur des non-hijras par ces gestes à connotation sexuelle», analyse Emmanuelle Novello.
Ce genre de comportement renvoie une image dépravée de cette communauté. Leurs rapports sexuels anaux et oraux sont aussi condamnés et n’arrangent pas leur réputation.
Le sexe est également une source de revenus. Même si aucune ne l’avouera, la prostitution étant lourdement condamnée par leur chef: déjà symbole du déshonneur, l’hijra qui se prostitue est complètement dévalorisée.
Conséquence de leur activité précaire, la communauté des hijras est frappée de plein fouet par le sida. Sam, le docteur de la Naz Foundation, propose des consultations gratuites et des dépistages chaque semaine. «Mettre un préservatif: je leur répète inlassablement le même conseil. Ils viennent tous prendre les préservatifs gratuits qu’on distribue, mais je ne sais pas si beaucoup les utilisent vraiment», avoue-t-il.
Les hijras, pour la plupart illettrées, n’ont généralement pas conscience qu’elles mettent leur santé en danger en se prostituant. En Inde, les MSM (Men having sex with men: des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes) sont d’ailleurs les personnes les plus touchées par le virus VIH.

Des talents inexploités

Pourtant, la cause des homosexuels et des «transgenres» a connu quelques avancées récentes en Inde. En 2009, la Haute Cour de Delhi décriminalise l’homosexualité (article 377 du code pénal invalidé). Un an plus tôt, l’Etat du Tamil Nadu reconnaissait l’existence d’un troisième sexe et inscrivait un genre «T» (transsexuel) à côté des traditionnels «M» et «F» sur les cartes d’électeurs.
Ces reconnaissances symboliques et administratives sont des jalons vers leur intégration, même si les mœurs indiennes sont encore loin d’accepter les hijras comme des citoyens parfaitement ordinaires. Muskah se rend justement dans les locaux de Lajpat Nagar pour fuir, le temps d’un après-midi, les regards méprisants qu’elle croise dans la rue: «Je ne me sens bien qu’ici, dehors il y a l’homophobie.»
Alors elles dansent. Et il n’y a qu’à les regarder pour comprendre que les hijras ont la fibre artistique. Voilà pourquoi Nalini Bansal, en école de commerce à Delhi, a imaginé un projet d’intégration pour les hijras avec d’autres étudiants. «On s’est dit qu’elles possédaient de nombreux talents qu’elles ne mettaient pas à profit, explique-t-elle. Beaucoup d’entre elles sont par exemple d’excellentes couturières! C’est dommage de ne pas en profiter.» Nalini propose donc d’aider et d’accompagner les volontaires à créer leur propre petit commerce. «On va donner des cours gratuits de confection de bijoux et de couture, pour qu’ils puissent ensuite vendre leurs créations sur le marché…»
Une autre manière de gagner sa vie et peut être un moyen de mieux s’intégrer à la société. Payal, qui s’applique pour dessiner des modèles de collier et de boucles d’oreille, rêve d’ouvrir un jour sa boutique. «Je bénirai les bébés le matin, et je m’occuperai du magasin de bijoux le soir!» Quoi qu’il arrive, Payal est et restera toujours hijra.


Source : Hélène Renaux et Fleur Martinsse

miércoles, 31 de julio de 2013

EXISTRANS 2013

La prochaine Marche des Trans, des Intersexes et de celles et ceux qui les soutiennent EXISTRANS

Alors que la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme vient de rendre un avis recommandant notamment la démédicalisation totale de la procédure de changement d’état civil (et donc la fin des stérilisations forcées réclamée depuis des années par les organisations trans), la Garde des Sceaux Christiane Taubira, au lieu de commencer par reconnaître l’urgence de mettre fin à une situation intolérable, affirme que “le sujet est lourd“, qu’il ferait “référence au “principe d’indisponibilité”, et parce qu’il fait référence aussi à des représentations que nous avons dans la société, nous devons donc le traiter avec précaution“.

► Nous lui répondons que la lourdeur du sujet n’est que celle qu’on veut bien lui accorder, et qu’elle repose sur autant de préjugés et de fantasmes trop souvent véhiculés par les médias et à mille lieues de nos réalités.

► Nous lui répondons que la loi et ses principes ne sont pas immuables.

► Nous lui répondons que nous attendons qu’elle défende avec autant de vigueur et de détermination les droits des personnes trans que le droit au «mariage pour tous» !

► Nous lui répondons que la reconnaissance de nos droits ne transforme pas plus la société que la loi sur le droit au «mariage pour tous» n’a inventé les couples homosexuels et les familles homoparentales, comme elle l’a si bien expliqué devant les députéEs !

► Nous ne voulons que le droit de disposer librement de nos identités, de nos corps et de nos vies sans subir en permanence des violences médicales, psychiatriques, administratives, judiciaires, sociales, qui nous blessent, nous précarisent et nous mettent simplement en danger !

Est-ce trop demander?

Lors des auditions menées par le Ministère des droits des femmes à l’automne, puis devant des sénatrices socialistes l’hiver dernier, la grande majorité des associations trans, LGBT et de défense des droits humains ont soutenu une position unanime : la décision de changement d’état civil des personnes trans ne doit pas etre compromise par une quelconque autorité médicale, psychiatrique ou judiciaire susceptible de contester la légitimité de leur demande. Il est indispensable d’en tenir compte si on souhaite vraiment mettre fin à des dizaines d’années de violences et de discriminations envers les personnes trans, et réellement «protéger les personnes trans» comme le souhaite Christiane Taubira !

Le gouvernement doit déposer au plus vite un projet de loi sans se laisser intimider par les forces homophobes et réactionnaires qui se sont réveillées contre la loi sur le «mariage pour tous» ! Si le gouvernement lui-même ne le fait pas, une proposition de loi devrait être déposée par unE parlementaire, ce qui impliquerait un processus bien trop long, d’autant plus qu’on nous laisse maintenant officieusement entendre qu’il nous faudrait attendre 2015 pour qu’une loi soit proposée au vote. Alors que 2014 sera le théâtre d’un renouvellement partiel du Sénat, nous nous inquiétons qu’un possible revirement à droite ne signifie une remise aux calendes grecques de ces mesures législatives impératives. Cela signifierait le maintien durable des multiples discriminations et violences transphobes, et de la précarité économique qui frappe les personnes trans.

La lutte contre la transphobie, c’est maintenant ! C’est de nos vies qu’il s’agit !

Premiers signataires :

Abogad*s Por los Derechos Sexuales | Abu Nawas Algerie | Acceptess-T | «Access» the Initiative Group (Ouzbékistan) | Acthé | Act-Up Paris | ADHEOS Centre LGBT Poitou-Charentes | Aides | Arc En Ciel Toulouse | Association Nationale Transgenre (A.N.T.) | Black Caucus France | Blog Différences (Caphi) | Chrysalide | COGAJ (Global Coalition of Young TIBLQG) | Collectif Oui Oui Oui | Comité Idaho France | Coordination InterPride France | Equinoxe Nancy Lorraine – Centre LGBT de Lorraine-Sud | Europe Ecologie (EELV) | Fédération LGBT | Fédération Total Respect / Tjenbé Rèd | FtM Phoenix Group (Russia) | Fundación Arcoiris (Mexique) | GEsT (Groupe d’Etude sur la Transidentité) | Global Action for Trans* Equality (GATE) | Homosexualités et Socialisme (HES) | ID Trans’ | Inter-LGBT | Le Parti de Gauche | Le Refuge | Les Myriades Transs | The Lorena Borjas Community Fund (LBCF) | Observatoire des transidentités | Onzième Dom | Organizacion de Transexuales por la Dignidad de la Diversidad OTD-Chile | OUTrans | Pari-T | Quazar – Centre LGBT d’Angers | Rainbow Caucus France | Sida Info Service | SOS homophobie | Stop Trans Patholigization (STP) | Trans 3.0 | TransGender Europe (TGEU) | Txy | What The Film! | Woubi Côte d’Ivoire

Contact Collectif Existrans : existrans@gmail.com

viernes, 12 de julio de 2013

Ya asumió en su cargo la primera maestra “TranS” que titulariza por concurso





Silvina Maureen Buyutti es la primera maestra “trans” de Entre Ríos que logró titularizar su cargo por concurso docente con su nueva identidad de género. El 1º de julio asumió como docente integradora en Villa Aranguren. 



Su historia.

El certificado de adjudicación del nuevo puesto lo recibió de manos de la presidenta del Jurado de Concursos del Consejo General de Educación, Liliana Dasso. Antes de ser docente, trabajó en una verdulería, en un taller mecánico, en una explotación apícola y también fue panadera.
A los 18 años, empezó a cursar la secundaria y a los 25, obtuvo el título de docente. En 2005, accedió a un puesto como maestra orientadora en el sur de la provincia de Entre Ríos.
Silvina Maureen Buyutti, ya es la primera maestra “trans” de Entre Ríos que logró titularizar su cargo por concurso docente con su nueva identidad de género.

El 1º de julio asumió su puesto de maestra integradora en la Escuela 17 de Agosto, ubicada en Villa Aranguren, a 100 kilómtreos de la capital provincial.

Sin embargo, Buyutti ya lleva años en la profesión de docente. En 2005, empezó a trabajar en el sur de la provincia, en la localidad de Villa Paranacito. Ese cargo lo consiguió titularizar por concurso en 2010, aunque en ese entonces con su identidad anterior. En su DNI no decía Silvina Maureen Buyutti, y en el andamiaje de la burocracia del Consejo General de Educación era un maestro y no una maestra.
A principios de junio, consiguió que en sus recibos de sueldo, en su credencial de puntaje y en su legajo personal, figure su nueva identidad. Pero para eso, recorrió un camino largo en su ciudad, Nogoyá.
“Siempre miro para adelante”, dice Buyutti. Empezó a trabajar a los 8 años de edad, cargando cajones de verdura y limpiando el local de una verdulería: “juntaba todo lo que no se podía vender, y lo llevaba a casa para alimentar los cerdos del pequeño corral de la familia.

Cuando en la verdulería ya no hubo trabajo, debió buscar otra labor. Así, halló trabajo en un taller mecánico, luego puso los brazos y la espalda en una explotación apícola, cuidó niños ajenos y fue panadera.
“Hacía de todo. No tenía vergüenza por el trabajo que me tocaba. Pero sentía que me discriminaban por mi condición, aunque nunca te lo decía directamente. A lo sumo, te decían que no había mas trabajo, y te dejaban en la calle”, cuenta la docente.

En la casa, eran siete hermanos, y nunca sintió la soltura de la vida cómoda. Así que cuando un trabajo se terminaba, procuraba encontrar otro. “Pero llegó el momento en que me cansé de poner el lomo, y de que me corrieran de todos lados”, afirma Buyutti.

Una chica que vivía en el cuerpo de un chico, no la tendría fácil en el mundo laboral, así que eligió el camino que le pareció menos hostil para procurar un ingreso más o menos fijo y, más o menos formal, más o menos amigable con su condición sexual.

A los 18 años, se anotó para cursar la escuela secundaria de noche, y cuatro años después, obtuvo el título. Al año siguiente, empezó la carrera docente, y a los 25 años de edad, ya tenía la carrera aprobada. Pero pasaron tres años hasta que consiguió un cargo que le permitió vivir como docente. Mientras tanto, fue panadera en la panadería de unos primos.

Al ser consultada acerca de la pérdida de el trabajo por su condición sexual y de que si tal proceso le causó sufrimiento, Buyutti responde con la convicción inclaudicable de avanzar. “Nunca lo vi como un sufrimiento. Digo que fue parte del folclore, pero he pasado de todo”, subrayó Buyutti.

En 2005, accedió al primer cargo docente que le permite un ingreso razonable, y dejó atrás los empleos precarios. Llegó al sureño departamento entrerriano de Islas como maestra integradora y para trabajar en dos escuelas, pero en forma alternada: una semana en un establecimiento educativo, y otra semana en otro. Era una semana casi sin señal para celular, sin televisión, sin internet y sin agua potable.

Eran 360 kilómetros de ida y 360 de vuelta. Iba a Victoria y de Victoria a Villa Paranacito, donde pasaba la noche en un departamento prestado y al día siguiente, a las 7, partía la lancha rumbo a una escuela. Estaba una semana con los alumnos de la Escuela Juan Bautista Alberdi de Arroyo Negro y otra semana, con los chicos de la Escuela Fray Mocho de Santos Grande, en la zona de las islas entrerrianas. Esa rutina cansadora terminó en el mes de junio.

“Por eso busqué titularizar en un lugar más cercano. El trabajo es lindo, pero me cansé de viajar, pagar de mi bolsillo la comida, el agua, los viajes, y pedir prestado lugares para pasar la noche. Pero siempre he tomado lo bueno de todas las experiencias, y miro para adelante. Es la única forma, si no, te quedas en el tiempo”, cuenta Silvina Maureen Buyutti.

En 2012, la primera docente trans que titularizó por concurso. Fue al Registro Civil de la ciudad de Nogoyá, y ejerció el derecho que le concede la Ley de Género, y pidió que se modificaran sus datos registrales: nombre y sexo.

Su próximo paso será poder acceder a la cirugía de reasignación de sexo, aunque sabe que no es tarea sencilla: a pesar de que es un derecho consagrado por ley, son apenas tres los hospitales públicos que realizan la operación, dos en Capital Federal y otro en La Plata.

Sin embargo, espera más temprano que tarde, dejar atrás las explicaciones y el contar de su identidad. Es que ya no quiere estar en la situación de responder nada que tenga que ver con su elección. “Es porque soy de las primeras. Las que vengan después no van a tener que llamar la atención. Para ellas, va a ser lo más común del mundo”, afirmó Buyutti.

Liliana Dasso, presidenta del Jurado de Concursos del Consejo General de Educación, fue la funcionaria encargada de entregarle el certificado de adjudicación del cargo a Silvina Buyutti. Dice que en ese acto, poblado de docentes, Buyutti “fue la más aplaudida”, y que todo eso, “marca un cambio”.

“Esto marca un cambio impulsado por leyes que hoy rigen, pero también esto marca un cambio cultural, donde ya se pone fin a la discriminación, con una sociedad que va absorbiendo estos cambios sin ningún tipo de problemas”, afirma Dasso.

La presidenta del Jurado de Concursos del CGE asegura que cuando la docente se presentó en el concurso “fue lo más normal del mundo, como debe ser”, resaltó la funcionaria.
El nuevo cargo al que accedió, se dio en el marco de los concursos de titularización por pase, traslado y ascenso para los niveles inicial y de primaria en las escuelas de Entre Ríos.
Info : Mundo Informativo